La mévente des IPhones plombe les actions Apple
Par CH, mercredi 25 juillet 2007 à 12:00 :: Actualités :: #222 :: rss
Vu le tarissement rapide des ventes d'iPhone aux Etats-Unis, et le taux étonnamment faible d'initialisation des machines régulièrement vendues, il est fort possible que le tsunami commercial attendu n'arrive sur nos côtes qu'à l'état de vaguelettes.
FORT HEUREUSEMENT, il semble que nous ne soyons pas les seuls à Mobimania à avoir nos doutes sur la grande opération d'esbrouffe menée par la marque à la pomme avec son iPhone.
Mercredi, à l'annonce des résultats d'Apple, le cours de l'action à Wall Street à connu sa plus forte baisse depuis le début de l'année, soit 6.1%, malgré des profits records.
La raison ? Seuls 200.000 iPhones ont été vendus dans les trois premières semaines de commercialisation, alors que Steve Jobs avait prévu d'en écouler pas moins de 500.000 unités en moins d'une semaine.
A force de vouloir bluffer tout le monde, on ne peut que s'attendre à de tels effets boomerang.
C'est d'autant plus dommage que ces chiffres, toutes choses égales par ailleurs, sont tout de même historiquement élevés pour la sortie d'un modèle unique de Smartphone.
Mais il y a plus inquiétant.
Sur ces 200.000 unités vendues, seules 146.000 auraient été activées auprès de l'opérateur exclusif.
A cela plusieurs explications, que suggérait déjà de façon assez clairvoyante le sondage que nous avions publié sur Mobimania, provoquant la fureur de nombre de fans Apple francophones.
D'abord, un grand nombre de clients n'ont tout simplement pas réussi à activer leur bidule, puisqu'il semble que la procédure, nécessaire, s'avère assez fastidieuse.
Ensuite, un certain nombre d'acheteurs, constatant que l'appareil ne correspondait pas à leurs attentes, ou ne méritait pas un tel battage médiatique, ont purement et simplement décidé de le rapporter là où ils l'avaient acheté, profitant de la politique commerciale très optimiste d'Apple concédant un remboursement total ou à 90% dans les quinze jours suivant l'achat.
Enfin, il y a eu le phénomène des acheteurs spéculatifs, qui n'avaient fait la queue pendant des heures devant les Apple Stores que pour revendre l'appareil à profit aux plus fainéants, ou aux acheteurs potentiels à l'étranger. Las, eux aussi ont été dupés par les boniments de vente de Steve Jobs, qui annonçait quelques jours avant la commercialisation qu'il n'était pas certain de pouvoir faire face à l'ampleur de la demande. Resultat : les magasins Apple ont été régulièrement restockés, et aucune pénurie n'est venue faire grimper le prix de la machine sur le circuit parallèle; nombreux sont ceux qui se sont retrouvés avec cinq iPhone dans les bras, et aucun acheteur potentiel, même en cas de revente à perte.
Toutes ces raisons tendent à expliquer le très faible taux d'initialisation des machines - imaginez que plus d'un iPhone sur quatre, acheté 800 dollars par son acquéreur sur quatre ne lui est d'aucune utilité !
Et c'est dommage, car l'iPhone n'est pas dans l'absolu une mauvaise machine. Simplement, ce n'est pas non plus la machine révolutionnaire annoncée par un tel tsunami médiatique.
Note : chiffres tirés de cet article
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