AH, L'ORIGAMI... Toute une histoire.
Depuis bientôt cinq ans, Microsoft n'avait de cesse de fournir à Intel de nouveaux produits, de nouveaux concepts, à l'initiateur historique de ce projet qu'était Intel.
Malgré les retards accumulés avant la sortie des premiers modèles, force est de constater que les attentes on à chaque fois été déçues, entre super PDAs importables et mini laptops d'un affligeant manque d'originalité.



Le Samsung Q1 était lourd, peu pratique et peu autonome.
Le Sony UX était cher, souffrait d'un clavier à l'ergonomie proche de la crise de nerfs, et encore une fois d'une autonomie clairement trop courte, même avec un disque dur en flash.
L'Asus R2 n'a trouvé grâce à nos yeux qu'avec l'intégration de la fonctionnalité GPS, le temps qu'on soit obligé de le retourner à la charge.
A tel point qu'au bout du compte, le meilleur UMPC qu'il nous ait été donné de connaître serait peut être l'Asus HI UMPC , qui pourtant ne pouvait signifier qu'un désespérant constat d'échec pour deux raisons : il ne s'agissait de rien d'autre qu'un laptop en modèle réduit, et les problèmes de performance et d'autonomie étaient finalement contenus grâce à l'utilisation d'un CPU Via, comble de l'affront pour Intel, à l'origine des recherches en développement de ce fameux format intermédiaire.
Mais si on y réfléchit, comment espérer lancer un format minimaliste innovant en comptant sur une énième déclinaison maison de Windows, cet ogre des systèmes d'exploitation, inventé par et pour le format PC d'un autre âge et pour lui seul, à la devise invariablement maximaliste - toujours plus de fonctions, qui marchent si elles le veulent bien, pour un PC nécessairement toujours plus surpuissant. Comment imaginer que la société qui garde le plus jalousement au monde le secret de toutes les capillarités, de tous les codes sources de tous ses logiciels, pourrait offrir la souplesse nécessaire à des systèmes sensibles, différents, plastiques, dont l'autonomie et le temps de démarrage sont les deux variables fondamentales ?

Vous commencez à comprendre pourquoi MS a eu tant de mal à s'implanter dans le marché des smartphones, au contraire des OS qui ont toujours été développés pour ces machines, j'ai cité Palm, Symbian, et le Blackberry OS, sans parler de tous les OS constructeurs qui sont longtemps demeurés de rigueur. Vous commencez à comprendre pourquoi lorsque Nokia veut développer un appareil de convergence dépassant les capacités de Symbian, un appareil unique aux fonctionnalités et aux ressources systèmes spécifiques, avec sa tablette N 770, a fait appel à Linux.
Intel en a bien pris note, et a donc annoncé le développement de sa nouvelle ligne d'UMPCs, les MID UMPCs ou Mobile Internet Devices Ultra Mobile Personnal Computers, sur une base Linux. Soit dit en passant, avec de telles agglutinations d'acronymes abscons, on peut commencer à croire que nos ENArques se sont exportés jusque dans les grandes sociétés des nouvelles technologies de l'information et de la communication - ah oui, les NTIC.



Les machines en cours de développement comprennent des modèles dont les écrans font de 4.5 à 6 pouces de diagonale, avec des résolutions de 800x480 à 1024x600, pour un full boot en moins de 15 secondes, contre 8 secondes pour un wake-up depuis la veille avancée. MS va s'en mordre les doigts, comme cet avantage en boot permettra à ces plateformes Linux d'inaugurer les nouveaux processeurs de la série "Stealey".



Tout cela risque bien en effet de donner un tout autre résultat en terme de portabilité et d'ergonomie que les UMPCs actuels, et l'on peut déjà en juger avec ces quelques images, trouvées sur Engadget, de l'interface et des designs desdites tablettes.



Au cas où vous ne l'auriez pas compris, si vous n'en pouvez plus de languir devant les UMPCs, eh bien... il n'a jamais été aussi urgent d'attendre un peu plus.