OUBLIEZ LA 3G, VOICI LA 3.5G .

Oui, la 3.5G, ou 3G+ comme l'intitulent certaines dénominations commerciales n'est pas une quatrième génération de réseaux mais un développement de l'UMTS qui a coûté si cher à nos opérateurs - faut bien rentabiliser. Mais le HSDPA ou High Speed Downlink Packet Acess constitue une réelle avancée en autorisant des débits preès de dix fois supérieurs à ceux de la 3G : jusqu'à 14.4 Mo par seconde en download, pour un maximum théorique de 2 Mo par seconde pour l'UMTS "classique".
Soyons clairs et précis : dans la réalité, le débit maximum des téléphones 3G était en réalité de 384 Ko par seconde, et pour le HSDPA du Nokia 6120, le plafond se situera à 3600 Ko par seconde, soit presque dix fois plus tout de même, donc.

Ce n'est que dans le courant de l'année 2006, lorsque les deux opérateurs titulaires d'une licence 3G ont adapté leur réseau à cette nouvelle norme, que le HSDPA a été rendu possible en France, comme dans 53 autres pays à ce jour. Et en ce qui concerne Bouygues Telecom, ils ont du mettre un place un tout nouveau réseau pour permettre de prendre en charge cette technologie, alors qu'ils n'avaient pas souscrit de licence UMTS ; ce réseau devrait être opérationnel avant l'été.
Cet investissement de Bouygues Telecom souligne bien l'intérêt suscité par cette technologie, intérêt qui est avant tout lié à la clientèle professionnelle qui a de plus amples besoins en taux de transferts de données. Cela c'est traduit notamment par la multiplication des puces HSDPA qui ont très vite commencé à équiper, en option le plus souvent, les laptops très haut de gamme, notamment les Dell, Sony Fujitsu et Lenovo. On regrettera donc que le projet de partenariat entre Nokia et Intel, qui visait à intégrer une puce HSDPA dans la nouvelle plateforme coeur Santa Rosa pour transformer tout laptop en plateforme communiquante 3.5G ait été finalement abandonné. Le super-Centrino passera donc plus probablement par la technologie Wimax.

Mais cela n'empêche pas Nokia d'annoncer parallèlement son soutien à la technologie Wimax, et le développement de toute une gamme supportant ce standard, prévue pour sortir début 2008 ! Connaissant les déboires du développement du fameux super WIFI à la rédaction, on ne peut s'empêcger de vous prévenir que cette date nous paraît bien optimiste...


Le présent c'est le 6120, et rappelons le, la véritable nouveauté c'est que ce Nokia ouvre le marché des appareils 3.5 G à la moyenne gamme, quand Samsung et Sony Ericsson devraient suivre avec trois modèles qui ne sont pas encore sortis en France.



A part cette extraordinaire connectivité GSM/EDGE 850/900/1800/1900 WCDMA/HSDPA 850/2100, et Full Bluetooth 2.0, rien de bien extraordinaire dans les caractéristiques de ce candybar Nokia intemporel qui ressemble à une dizaine d'autres modèles de la marque. Il affiche quand même un APN principal à 2 Megapixels avec flash, et un autre pour la visio, un bel écran de deux pouces à 16 millions de couleurs, une radio FM intégrée et une fiche jack, 45 MO de mémoire interne sans compter la MicroSD annoncée comme fournie, et une intéressante solution de synthèse vocale, le tout tournant sur la bonne vieille plateforme S60.
L'intérêt, c'est qu'alors que vous devez payer 890 euros pour un Nokia N 95, le 6120 ne vous en coûtera qu'aux alentours de 290...



Rendez-vous donc au début de l'automne, ou les téléphone démodés se rammassent à la pelle.