CE N'EST POURTANT PAS LE PREMIER.

Non, Acer avait effectivement déjà sorti, alors que la marque Taiwanaise était encore impliquée dans le marché des téléphones portables, un appareil bizarre, dans la lignée de certains Motorola qu'on ne savait pas encore qualifer de l'appellation prétentieuse de "Smartphone".
C'était il y a une huitaine d'années - autrement dit une éternité. C'était le Acer Pro 80.
L'écran - tactile - n'était pas encore en couleurs, le GRPS n'était pas encore supporté, les MMS non plus, et ne pensez même pas à l'UMTS ou au Bluetooth; par contre il y avait bien un port infrarouge, et comble du luxe, un accès WAP. La vitesse de transmission des données ? Accrochez vous : elle atteignait un supersonique 14400 kbps. Diantre.
Et à quoi cela ressemblait, déjà, les Smartphones à cette époque ? Eloignez les âmes sensibles de votre PC, nous avons retrouvé une photo.


Fort de cette expérience ô combien révolutionnaire et réussie, et désireux de mettre le paquet sur le marché américain, les Taiwanais remettent le couvert, comme le signale leur représentant Italien dans la presse Allemande - c'est beau la mondialisation.

Si l'on recoupe avec les infos du Digitimes, qui ne pouvait pas rester en retrait sur une telle annonce, le nouveau modèle sera proposé dans l'été ou l'automne 2007, fonctionnera sur la base de processeurs Samsung, et sous Windows Mobile 5.0, sur les réseaux 3G.
Tout cela laisse à penser que ce smartphone sera bel et bien développé en interne et non en passant par un constructeur OEM dont l'île rebelle regorge.

Plutôt que de concurrencer directement Blackberry, on pense donc qu'Acer souhaitera se positionner face à Dell, dont on attend le prochain Smartphone, et HP.
En effet, au palmarès mondial des fabricants de périphériques IT "multigénéralistes", Acer peine à remonter dans le trio de tête Dell - HP - Lenovo, portés par des ventes corporate plus satisfaisantes. Cette annonce prendrait donc toute sa place dans une offensive stratégique qui verrait Acer racheter Gateway, comme la rumeur le prétend.

Voilà en somme le discours que notre Italien a tenu à nos confrères Allemands.
Ah non, il a rajouté à la fin que ses patrons Taiwanais cherchaient à racheter un partenaire Allemand en difficulté, pourquoi pas Siemens, pour participer à la relance de cette activité téléphonie mobile de la marque.
Il a trouvé ça drôle, le Milanais. Mais il n'a pas compris pourquoi, là dessus, le journaliste et tous les Allemands présents dans la salle se sont jetés sur lui à bras raccourcis, l'injuriant de mille et un noms d'oiseaux qui lui ont semblé bien désagréables.

NOTE pour les malheureux qui prendraient cette chute au sérieux, parce que nous on ne veut pas de procès, non plus : ELLE NE L'EST PAS DU TOUT.