Rapports d'activité Q2 2006, Nokia maintient son leadership, du mouvement dans les places d'honneur
Par CH, jeudi 20 juillet 2006 à 12:42 :: Général :: #43 :: rss
Denier acteur majeur à ce faire, Nokia vient d'annoncer ses résultats financiers pour le deuxième trimestre 2006, et conserve sa place de leader. Les grandes manoeuvres se passent surtout pour les accessits, où Motorola et Sony Ericsson reprennent du terrain face aux marques Coréennes.
AVEC 34% DE PARTS DE MARCHE, contre 35% au premier trimestre et 33% au deuxième trimestre 2005 Nokia garde la première place dans la lutte à mort que se livrent les grand noms de l'informatique mobile. Motorola conforte sa deuxième place avec un saut de 20% à 22% sur le trimestre, et de près de cinq points de pourcentage par rapport à l'année dernière.
Samsung perd du terrain avec une chute des ventes à la fois sur le semestre et sur l'année, avec 11,9% de parts de marché contre 12,4% au début de l'année.
Sony Ericsson, qui annonce un quasi-doublement du chiffre d'affaires en un an, et 15 700 000 unités vendues, prend la quatrième place à LG qui perd près de deux points de pourcentage de parts de marché, avec 15 600 000 ventes.
Si les causes du déclin des Coréens sont comparables, celles des fortunes des marques "occidentales" sont plus variées.
Dans un marché en forte évolution et en manque cruel de renouvellement fondamental, des paris ont été faits sur certains types de produits, ces paris ont parfois marché, ils ont parfois échoué.
Il apparaît nettement que Motorola bénéficie de biens meilleures ventes de téléphones portables avec le succès planétaire du RaZr, dont la campagne agressive de réduction des coûts de fabrication a certainement nuit aux modèles LG et Samsung, qui n'ont pas pu suivre car d'une part, ils n'ont pas autant sacrifié en termes de qualité de fabrication que le scandaleusement fragile modèle phare de Motorola, et d'autre part, selon leurs déclarations, ont dû composer avec un Won élevé sur le marché des changes - certes, mais leurs modèles sont pour la plupart fabriqués en Chine.
L'aventurisme brouillon de samsung et de LG sur le marché des smartphones ne semble pas soutenu par une stratégie à terme, et surtout une stratégie globale - le SGH-I320 est le premier modèle véritablement "mondial" de smartphone chez Samsung, alors qu'on ne compte plus le nombre de leurs PDAs avec des fonctions exotiques qui ne sont jamais sortis du marché Coréen.
Chez LG, la situation serait tellement grave que certains journalistes se sont sentis fondés à demander si la firme songeait mettre un terme à sa participation au marché du portable. Ambiance...
En vérité, les parts de marché des Coréens sont attaqués en bas de gamme par Motorola et en haut de gamme par Sony Ericsson , dont les ventes de Walkman Phones, malgré le scepticisme des premiers observateurs, ont formidablement bien marché avec 4 millions de ventes en un trimestre, soit plus d'un quart du total.
Cette lutte de chiffoniers fait le jeu de Nokia, qui reste au dessus de la mêlée, et a suffisamment de marge pour jouer son avenir avec ses propres billes sans trop se soucier des manoeuvres de la concurrence. Et sur les billes de 2006, Nokia trouve du bon et du moins bon, ce qui explique sa stagnation globale.
Tout d'abord, les revenus issus de l'activité réseau ont presque doublé sur l'année, ce qui est un signe fort de bonne santé durable, tant cette activité certes marginale détermine l'efficacité de la recherche au sein du groupe, et présage des innovations significatives à venir. L'accord avec Siemens - ici, sans BenQ - en la matière récemment annoncé devrait continuer à soutenir la croissance de ces activités. Le moins bon, c'est la baisse continue des revenus issus de la division service aux entreprises, et c'est un secteur déterminant où Nokia n'arrive toujours pas à s'implanter comme un acteur sérieux. Mais la firme n'a pas encore vraiment commencé à commercialiser sa prometteuse ligne de crackberries.
Il n'en reste pas moins qu'au niveau des smartphones, Nokia serait destinataire de près de la moitié du marché - 9 millions d'appareils sur 18 millions de ventes.
Ensuite, si les profits de la division téléphones portables progressent de seulement 22%, ceux de la division "multimedia" progresse de 37%. Ce qu'il faut savoir, c'est que Nokia, qui soit dit en passant interdit l'utilisation du terme téléphone dans ses bureaux, case ses "ordinateurs multimédia" de la série N dans cette catégorie, et que les trois derniers modèles, enthousiasmants, que nous vous présentions en exclusivité ne sont pas encore sortis en Europe.
Nokia semble aussi avoir compris que les marchés émergents sont, et ce n'est pas un paradoxe, les premiers consommateurs de produits de haut de gamme, dont la marque Finlandaise s'est fait la spécialiste alors que ses poursuivants s'entretuent dans une guerre des prix sans merci.
Ainsi, la progression de 53% des ventes dans les marchés émergents compense t'elle largement le retrait sur les marchés Américains.
Pour résumer, je parierais sur un retrour de la bonne vieille compétition scandinave entre Ericsson et Nokia au sommet de cette guerre mondiale du portable, si seulement l'allié de Sony parvenait à sortir des Smartphones intéressants.
Voilà en somme ce qu'il y avait à retenir de cette saison des rapports d'activité.
The combat goes on...
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