NOKIA APPELLE CA UN "CRACKBERRY". Je pense que la traduction n'est pas nécessaire.
N'ayant jamais vraiment pu concurrencer les Tréos et autres Blackberry sur le marché très porteur des PDAPhones, avec des modèles très... concept, Nokia a enfin décidé de faire simple et nous propose le E 61, un appareil au design familier, et aux capacités complètes.

La forme est tout à fait comparable à celle d'un Blackberry ou d'un Tréo, le clavier est bien disposé et permet de taper à deux pouces très facilement. Attention tout de même, la touche "enter" est juste au dessus de la touche "backspace", ce qui s'avère très ennuyeux à l'usage. La résolution de l'écran est très agréable même dans des conditions de forte luminosité. La connectivité est complète avec le Bluetooth, le WiFi, le GSM, le GPRS, l'UMTS, et même le port infrarouge qui commence à se faire rare. Un slot micro SD est présent, et autorise donc des mémoires flash de 2GO. Contrairement à la plupart des Tréos, le Nokia ne dispose pas d'appareil de prises de vue, mais à vrai dire, ce n'est pas là ce qu'on attend de lui. Les capacités d'emailing sont particulièrment complètes, avec une compatibilté vers Outlook/ActiveSync mail, BlackBerry Connect, GoodLink, Nokia Business Center, Seven Mobile Mail, Seven Always-On Mail, et Visto Mobile. Le mode push fonctionne parfaitement.
Mais il aura fallu du temps. Annoncé depuis la mi 2005, la commercialisation de cet appareil n'a eu lieu qu'il y a quelques jours. Pourquoi ? Problèmes logiciels. Comme pour le mode push de Microsoft. Apparemment, ces problèmes auraient été réglés avec le gros travail effectué sur la dernière version 9.1 de Symbian. Mais ce n'est pas la première fois que l'OS inéboulonnable de Nokia leur cause des ennuis.
Les clients professionnels, vers lesquels s'adressent évidemment cette offre, prendront ils le risque d'étrenner cette nouvelle fonctionnalité push, supportée par un appareil certes plus séduisant que ses concurrents, mais à l'histoire logicielle tortueuse ?
C'est la réponse à cette question qui permettra de savoir si le Finlandais digère bien les mûres.