Premier Origami Asus, toujours les mêmes doutes sur l'UMPC
Par CH, jeudi 15 juin 2006 à 11:41 :: Laptops :: #16 :: rss
Asus a lancé au salon computex de Taipei son premier modèle UMPC, le R2.
Malgré la réputation désormais sans faille du constructeur de l'ile rebelle dans le domaine des notebooks traditionnels, ses efforts ne parviennent pas à lever les réserves que suscitent les premiers développements industriels du projet Origami.
LE R2 ajoute pourtant des fonctionnalités intéressantes à l'UMPC, avec un lecteur d'empreintes digitales, un GPS et un appareil de prises de vue à 1,3 megapixels . La connectivité est toujours correcte avec une connexion WiFi - mais pas WiMax -, Bluetooth et trois USB. C'est là qu'on commence à se poser les questions qui fâchent.
En effet, ceux qui ne parviennent pas à s'adapter au "tout tactile" des méthodes d'input de l'UMPC se diront que ce n'est pas grave, puisqu'avec ces ports on peut très bien connecter un clavier et meme une souris si on veut. C'est une bonne idée. On aura alors sous les yeux a peu près la même chose qu'un notebook, en moins puissant, moins autonome et en plus cher. D'autant que le "tout tactile" a ses limites, en ce qui concerne l'UMPC version Asus.
Selon ce test , s'il est commode de sélectionner les icônes par simple imposition digitale sur le principe, la machine reste trop lourde - plus de 800 grammes - pour être tenue d'une seule main pendant plus de cinq minutes, et ainsi pouvoir se servir de l'autre pour le tapping ou l'utilisation du stylet. Vous me direz, on peut encore l'appuyer sur l'avant bras, comme un tablet PC classique : d'une part, c'est assez inconfortable puisque l'UMPC est plus petit et qu'on ne peut donc pas le "caler" de la sorte, et d'autre part, encore une fois, s'il s'agit de s'en servir comme un tablet PC, autant se servir d'un tablet PC, c'est plus puissant et moins cher.
D'autant qu'au delà des réserves inhérentes à la manipulation de l'engin - et même si je persiste à considérer la méthode Dial Keys comme le meilleur des compromis - il y a un problème logiciel. Les applications faites pour XP ne peuvent pas, ne doivent pas fonctionner de la même façon sur un UMPC présentant plus de contraintes au niveau de la taille de l'écran, de l'autonomie, de la puissance, que sur un portable classique, et l'Asus R2 vient le confirmer.
Car c'est vrai qu'au niveau de l'autonomie, l'UMPC n'est toujours pas une véritable technologie mobile, avec à peine deux heures et demie de bon de sortie.
Pour le moment, un bon notebook ultraportable comme le Vaio TX propose des possibilités bien plus étendues et une autonomie trois fois supérieure pour le même prix et un encombrement à peine plus important.
Bref, on a toujours la désagréable impression que le projet Origami va à la fois trop et pas assez vite pour son temps, s'embarassant de trop de compromis industriels et logiciels. Les technologies anciennes utilisées ne permettent pas son développement. Cela serait acceptable à la rigueur si cela permettait de proposer des produits moins chers, mais ce n'est pas le cas. Pourtant les solutions sont envisageables. Le simple remplacement du disque dur par des mémoires flash permettrait un gain de poids et d'autonomie qui suffiraient à rendre le concept intéressant au point de vue de la mobilité, et si Microsoft pouvait sortir un OS véritablement adapté, on aurait alors un véritable nouveau marché...A vrai dire, la logique industrielle du projet origami nous échappe encore.
Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire