VOUS ALLEZ ENFIN POUVOIR TRAVAILLER SéRIEUSEMENT DANS L'AVION ; enfin, si votre portable est accepté à bord. Panasonic se propose de reprendre le projet de Connexion, abandonné par Boeing.

La première évidente bonne nouvelle, c'est que la connexion que Panasonic envisage de proposer est solide : 12 Mbps descendant et 3 Mbps ascendant ; enfin. . . 12 vers l'avion, et le quart en sortant, quoi. Vous m'avez compris ? --- soit le triple de ce que proposait Connexion. Avec les ventes records d'ordinateurs et des web-applications de plus en plus gourmandes, ça n'est pas une mauvaise chose. On retrouve bien sûr le débat sur la VoIP : une conversation téléphonique de mauvaise qualité est-elle plus bruyante qu'une hôtesse stressée ou qu'un bambin excédé par dix heures de vol ? Couper, faire payer plus cher, laisser les gens laisser leur client Skype engorger la connexion : il reste des choix cornéliens à faire pour les companies aériennes, même si tout le monde a une petite idée de ce qui va leur rapporter le plus.
UN CHOIX QU'ELLES N'AURONT PAS à€ FAIRE, c'est de savoir si le service va marcher ou pas --- et c'est une excellente chose. Tirant les leçons de ses prédécesseurs, et voulant éviter d'être cette solution plein d'avenir et qui le restera, Panasonic ne lancera son projet qu'après un carnet de commande rempli de pas moins de 500 équipements en au plus deux mois. Le défi est grand, mais l'enjeu est simple : en dessous, ça n'est pas un standard aérien, mais un projet intéressant qui n'arrive pas à s'autofinancer sans être trop cher pour que même les companies de luxe puisse le proposer. Les experts estiment que le point annoncé correspond à des coûts par session individuelle de l'ordre de 10$, hors marge de la companie. Le gros des coûts sont des licences mondiales sur les fréquences, qui on l'avantage d'être fixes, donc la facture devrait rapidement baisser avec la diffusion du système. Comme Internet est a priori une nourrice plus appaisante qu'un triple whisky sec pour n'importe quel manager qui se respecte, on peut même espérer une subvention de lancement, en attendant d'atteindre un point négligeable au regard du prix du billet.
Moi qui préfère le train parce qu'on y est plus tranquille. . .

