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Jeudi, 18 Novembre 2010 17:13

Test de l'Acer Aspire One D260 : un androide parmi les laptops Spécial

Écrit par  CH
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AcerLogo Encore plus fort qu'Android sur un smartphone ou sur une tablette : Android sur un netbook. Mais pour quoi faire ?

A notre connaissance, Acer est le seule constructeur a avoir osé les netbooks sous double OS Windows 7/Android. Un pari intéressant sur le principe, restait à savoir à quoi ce choix peut servir en pratique.

 

Une qualité de fabrication en net progrès

 

La première chose qui frappe eu égard à la réputation des netbooks en général et de la marque en particulier, ce sont les progrès indéniables qui ont été effectués en matière de qualité de fabrication.

Déjà, la grosse boîte solide dans laquelle sont logés des MANUELS (luxe suprême de nos jours) et un chargeur avec un LONG cable (possesseurs de certains Vaio et de Macs suivez mon regard), pas trop gros, avec une fiche amovible -domamge qu'Acer n'en ait pas profité pour inclure des fiches étrangères - et pivotante laissent augurer de bonnes choses.

La coque et le repose-poignets sont faits d'un plastique solide et pas désagréable au toucher. Si on n'aime pas la couleur rose pâle à rosaces techno de notre modèle test,  on pourra se rabattre sur un modèle à la couleur unie plus classique : noir, gris ou violet.

 

Une couche de plastique laqué noire recouvrira de toutes façons le contour de l'écran et tout le dessous de l'appareil. Ce qui n'est pas qu'un choix esthétique. Tout d'abord, un coutour laqué pour un écran qui ne l'est pas estle meilleur compromis entre style et visibilité, d'autant que l'écran est d'une netteté et d'un éclat admirables, et une résolution de 1024x600 sur 10.1 pouces est suffisante. Et en second lieu, cette couche supplémentaire sur le dessous permet à cet appareil de ne jamais trop chauffer comparé à d'autres. Sans pour autant augmenter l'épaisseur au delà du raisonnable : 24 mm c'est bien sûr plus qu'un Vaio, mais c'est tout à fait respectable pour un netbook de base. D'autant sur les côtés de l'appareil se loge une connectique là aussi suffisante sans être géniale : trois ports USB, un port SD, un port Ethernet, une entrée et une sortie jack audio, situées là où il faut c'est à dire sur le côté.

 

Le clavier, malgré un jeu confortable, ne paraît pas fragile, en tout cas beaucoup moins que ceux d'autres netbook, et même d'autres laptops bien plus chers de la même marque. Les touches sont larges, ne glissent pas, et on n'a pas l'impression de manquer d'espace. Le son n'est pas pire que sur la plupart des netbooks, de toutes façons on les achète rarement pour faire office de boom box. Le ventilateur se fera entendre de temps à autre, mais pas trop fort.

 

La qualité de cet écran, de ce clavier, de ce chassis sont donc correctes dans l'absolu mais en net progrès relativement à ce qu'Acer et les autres fabricants de netbooks ont l'habitude de faire, et surtout relativement au prix de la machine : entre 275 et 299 euros.

 

Dual Boot : double impact ?

 

Et puis il y a la curiosité : le double boot avec Android.

Il faut déjà expliquer clairement comment cela se passe : on peut choisir l'OS au démarrage, ou paramétrer un OS de démarrage par défaut. On peut apparemment passer d'Android à WIndows en un simple clic, sur une zone marquée d'une grosse flêche. Mais pas l'inverse. Et en réalité, lorsqu'on passe ainsi d'Android à Windows, le netbook redémarre.

L'édition "starter" de Windows Seven a des fonctionnalités limitées par rapport à celles de bureau : notamment l'affichage qui ne connaît que deux résolutions, l'impossibilité de changer le fond d'écran (un peu ballot) et certains réglages sont plus compliqués à faire.

Et Android ? Eh bien à l'utiliser, on comprend vite pourquoi c'est un OS de smartphone TACTILES. Mais lorsqu'on ne peut pas glisser les éléments avec le doigt ( et d'ailleurs Windows Starter ne supporte pas les écrans tactiles), on se trouve bien embêté. Certes, on revient à l'écran d'accueil en tapant sur la touche Windows, le clics (gauche et droit) de la souris fonctionnent, mais il nous a fallu 1 heure pour réaliser que c'était la touche "Echap" qui remplaçait la touche "retour" d'un téléphone. Même en l'ayant compris, la navigation reste très malaisée.

Certes, il s'agit sur ce modèle d'une version 1.0, assez laide en comparaison des versions plus récentes, ce qui n'aide pas.

D'autant qu'Android ne vous permet pas d'utiliser des engins aussi utiles qu'une ... clef USB ou une imprimante. Sans parler d'accèder à ses fichiers créés sous Windows.

Une option m'a paru particulièrement intéressante dans les paramètres : celle qui permet d'activer ou de désactiver la prise en charge des programmes non téléchargés sur l'Android market.

Quels sont les programmes qu'on peut installer hors Android market ? Aucun, et d'ailleurs il faudrait un lecteur de DVD externe. Comment accède-t-on à l'Android market depuis un netbook Acer sous Android ? On ne peut pas. On a fait le tour de la question...

 

Un netbook avec des fonctionnalités amusantes....

 

Ce défaut est d'autant plus aberrant qu'un centre de téléchargement est spécialement installé ... sur la partition Windows.

Il permet d'accéder à des jeux souvent payant mais toujours proposés en démos jouables, pas révolutionnaires évidemment (la machine aurait du mal à supporter ne serait-ce qu'un Resident Evil 4 de 2004 (source www.systemrequirementslab.com)  mais bien amusants. Testés et appréciés : Chicken Invaders, un shoot them up galactique au 48e degré hilarant ou les envahisseurs sont des poulets, et Egyptian Ball, un casse briques à la mode pharaonique qui renouvelle bien le genre.

Ce centre de téléchargement vaut bien plus que l'inévitable version d'essai de 60 jours de MS Office, l'antivirus McAffee en version d'essai aux pops ups agaçantes, le centre de sauvegarde en ligne Norton encore en version d'essai... Ca y est, les netbooks sont désormais autant gavées de bloatware que les laptops classiques


... mais qui ne pourra décemment pas servir de machine de travail

 

On avait passé sur les défauts de fabrication ou lacunes intrinsèques de la configuration dans la première partie, mais il y en a.

Le touchpad est une plaie. Soit trop sensible, soit pas assez, on ne sait jamais si on l'a sous les doigts, ses boutons de clic sont quasiment inutilisables. Epouvantable.

Si les réseaux wifi sont bien captés, y compris le N, on déplore quand même l'absence de Bluetooth sur notre modèle.

Si le disque dur est suffisant à 160 Go (même si la plupart des netbooks en offrent désormais 250), la RAM installée est dangereusement faible à 1GO (et même si elle est extensible à deux). En tout cas insuffisante pour  soutenir un processeur Atom N450, à 1.66 GHz.

Windows Seven Starter, sans aucune autre application chargée, donne l'impression d'être aussi lent et pénible à l'usage qu'un Vista de la pire époque. Et comme Android ne sert presque à rien sur cette machine...

Et ce constat est fait en utilisant le mode "intermédiaire" sur trois modes de consommation d'énergie. D'autant plus dommage que contrairement à ce qu'on a pu lire par ailleurs, ce même mode de consommation offre une autonomie tout à fait suffisante de 5 heures et 28 minutes avant de passer de force en mode veille prolongée (test lecture de DivX plein écran sur Media Player, sous Windows).

 

 

En conclusion, cet Acer Aspire est une machine solide, mignonne et amusante pour le prix, mais limitée : elle fera office de cadeau de Noël idéal en tant que premier PC pour un enfant de douze ans.

 

Dernière modification le Jeudi, 18 Novembre 2010 22:00
CH

CH

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